Sale Con & Moi

Irrésistible, non ?

Sale con, peut être que ça vous dit quelque chose.

Rappelez vous, j’en parle ici, ici, ici,ici, et ici.

(Oui, j’en parle énormément.)

Sale con, Premier Crush, Etienne, peu importe son nom, est un gros connard….Que j’ai pendant un long moment…Aimé. (C’était dur d’écrire ça.)

“It was love at the first sight”

Oui, pour moi.

C’était ma première année de lycée, j’étais excitée, impatiente de toutes les nouvelles expériences que j’allais vivre. (Maintenant, je ne rêve que d’une chose : la fin du lycée.)

Sale Con n’était pas dans ma classe mais dans celle de “bro of ma life”.

Je l’ai repéré dès le début.

(Pas vraiment, au début, j’étais sous l’emprise d’un superbe Méché Brun Nico (MBN) mais je me suis rendu compte qu’il était intouchable : Beau, Mèche brune, grand, musclé, bronzé, souriant, très intelligent, modeste, riche et gentil. Toutes les filles dont les blondes anorexiques étaient toujours à un de ses bras.)

Je me suis donc rabattue sur celui d’après, qui était…Sale Con.

(Mais il était très loin de MBN. Très très très très très très très loin.)

Oh, un sous Nate Archibald mais en brun !

Je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais je l’ai vu et je me suis dit : C’est lui que je veux.

(Oh, j’arrive pas à y croire. Quelle conne…)

Je harcelais littéralement bro of ma life pour des informations sur Sale Con. Quand je dis harceler, c’est harceler.

A la fin de chaque cour, c’était un interrogatoire : “Qu’est ce qu’il la fait ? Avec qui il était ? Pourquoi il a fait ça ?”

Elle devait me faire un compte rendu précis de tout ses faits et gestes. Quoiqu’il fasse, je justifiais tout ses faits et paroles même les plus regrettables. Ce qui énervait profondément bro of ma life qui savait que c’était un Sale Con.

Elle avait beau essayé de me le faire comprendre gentillement pour ne pas me vexer mais je ne l’écoutais pas.

Je ne voulais pas la croire.

(Et je le regrette. Maintenant, elle gère ma vie amoureuse à 100%. Si il se passe quelque chose, je lui raconte et je lui demande ce que je dois faire. Je lui fais entièrement confiance pour me dire qui est un sale con ou pas.)

J’étais ridicule. J’ai fait n’importe quoi pour qu’il me remarque mais rien…

J’ai même fait ami-ami avec un de ses amis totalement creepy… Tout ça pour qu’un jour, ce Sale Con me remarque enfin. Mais toujours rien.

J’étais jalouse quand je le voyais avec une certaine fille à se battre et à se taquiner.

C’était un vrai gamin mais je refusai toujours d’ouvrir les yeux.

J’étais vraiment une pauvre chose qui pensait tout les soirs à un moyen de l’aborder et à comment se déroulerait la suite. Mais à chaque fois, le lendemain : je n’avais pas les couilles…

Alors, j’ai fait une chose qui m’a fait à jamais détester Facebook.

Je l’ai contacté par Facebook. J’ai écrit, et réecrit, lu et relu le message que je lui envoyais. A la base, je lui avais envoyé une demande d’amitié pour en savoir plus sur lui à travers son profil FB. Mais il ne m’acceptait pas… (Même MBN m’avait accepté.)

Je me décidai donc à lui envoyer un message.

(Le gros stress après l’avoir envoyé. Je n’ai pas osé aller sur mon profil pendant un bon moment.)

Dans le message, je me présentais rapidement et disais avoir envie de lui parler de quelque chose.

(Très détaché, comme vous voyez.)

Quand j’ai osé ouvrir ma boite mail, je lisai sa réponse avec dégoût.

Des fautes, plein. Deux phrases.

J’étais dégoûtée. J’avais pris beaucoup de temps à composer le message parfait sans faute et sans ambiguité.

Deux phrases qui disaient qu’il ne savait pas trop qui j’étais et que ce que j’avais à lui dire ne l’intéressait pas plus que ça.

J'étais triste et je bouffais.

Après des mois et des mois à graviter à ses côtés, à lui avoir un peu parler, Sale Con ne savait même pas qui j’étais.

Je commencais à moins l’aimer… (Malpoli, et ne sait pas écrire français.)

Je visite son profil. (Il s’est probablement senti obligé d’ajouter The pauvre fille.)

Nos goûts sont à l’exacte opposé.

Il aime le rap, je déteste en général.

Il fait quatre activités de sport différentes, je regarde le sport à la télé.

Il ne s’y connait pas beaucoup voire pas du tout en séries, c’est ma plus grande passion.

(Sa série préférée ? House. Typique le mec qui regarde de temps en temps sur la 1 et qui vénère le personnage antipathique de House.)

Il ne connait rien en politique. Il affirme qu’il soutient bien Obama sans trop savoir pourquoi.

(Pff… No comment.)

Je regarde ses photos, c’est un moche en fait…

Voilà, je ne l’aimais plus. Pour officialiser cela, j’ai appelé bro of ma life.

Moi : Pourquoi tu ne m’as pas dit que c’est un gros con ?

Bro of ma life : J’ai pas cessé de te le dire. Mais tu voulais pas me croire.

Moi : Mais tu ne semblais pas très convaincu.

Bro of ma life : Voulais pas te vexer. Voulais pas dire que le mec que tu kiffes est un gros con immature.

Moi : Mais vexe moi si c’est la vérité ! C’est mieux que de passer des mois à kiffer un  con.


Bro of ma life : Tu devenais un peu bizarre quand je le critiquais alors j’osais pas trop. Pour notre bromance.

Moi : Ouais, je sais. Tu trouveras jamais mieux que moi. Je suis tellement ouf comme bro.

Bro of ma life : Ouais, t’es la meilleure personne que je connaisse : belle, intelligente, vive, et drôle. J’ai adoré le jour où on a dû se prendre dans les bras pour se réchauffer. Tu te rappelles, la montagne enneigée…

Moi : Je sais que tu m’aimes mais cesse de ressasser le passé. C’était juste un petit truc entre nous qui ne se passera plus jamais. Plus jamais, compris ?

Bro of ma life : Oh… C’étais si bon…”

Bon peut être que la fin de la conversation ne s’est pas totalement passé comme ça. (La partie en italique.)

Mais c’est à ce moment là que je lui ai confié ma vie amoureuse.

C’est à ce moment là que j’ai désactivé mon compte Facebook.

….

Et je m’en suis remis en tombant follement amoureuse d’un type blond, grand, musclé, gentil, méché, sportif, talentueux, et magnifique. (Son corps est juste… Jamais vu plus beau.) Et grâce à lui, je me suis remis de Sale Con et de mon humiliation et j’en garde un très bon souvenir.(Du blond pas de Sale Con.)

EPILOGUE

Sale Con n’est plus dans la classe de Bro of ma life mais dans la mienne.

Euh… Dieu ? Tu te foutrais pas un peu de ma gueule ?

Vous pensez que je me venge en lui rendant la vie impossible ?

Même pas.

Je lui parle, je suis gentille avec lui, comme si il ne s’était rien passé…

(Et je confirme c’est un Sale Con. Je le sais pour passer 6jours sur 7 avec lui. C’est un Sale Con qui ne sait pas s’épiler les sourcils et qui porte son pantalon si bas que je vois 3/4 de son caleçon.)

~ par Chidori le novembre 13, 2009.

8 réponses to “Sale Con & Moi”

  1. coucou! Bro of ma life c’est un garcon ou une fille?

  2. @ Mégane

    Ca change vraiment quelque chose ? Que ce soit une fille ou un mec ?En fait, si. Si c’est un mec, je suis une grosse pétasse qui le harcèle avec mes amourettes alors qu’il est secrètement amoureux de moi. Ce qui est très très moche. Si c’est une fille, je peux lui casser les cou*lles autant que je veux, non ?C’est pas ça ? Bro of my life ne possède pas de chromosome Y. Heureusement, j’ai envie de dire. Mais, il est vrai qu’on a une relation très complexe et pleine d’ambiguïtés digne d’Howard et Raj, de Chandler et Joey ou encore Ted et Barney. Nous avons crée un ersatz de relation amoureuse pour satisfaire notre besoin d’affection et d’intimité. C’est de la psycho à deux balles…

  3. Bonsoir Chidori,
    J’ai l’impression qu’on a toutes plus ou moins un Sale Con (voire plusieurs!) dans notre passé…Te lire m’a fait pensé à certaines de mes amies, à certaines amies de mes amies, et surtout, à moi ;-)
    Tu as joliment dit ce qu’on peut ressentir quand on est aveugle et qu’on recouvre la vue…mais parfois ça continue à faire mal longtemps après. Contente que tu aies été sauvée par le type blond.
    Vivement la suite de tes aventures.
    Pop

  4. @ Pop

    Un “Sale Con” dans mon placard me suffit amplement. J’en suis désolée pour toi et tes amies. Je comprends tout à fait et j’aurais espérer que personne n’a à vivre ce genre de truc. Moi ce qui me fait mal, c’est de me dire : ” Comment ai-je pu être si conne ?”, “Comment ai-je pu être aussi stupide?” C’est un pauvre type connard et prétentieux. Mais en même temps,je ne sais pas pour toi, mais le sentiment d’aimer quelqu’un est vraiment agréable. Même si c’est un pauvre con. Parce que en ce moment, je n’ai de crush sur personne. Je n’ai plus de copain. Et ça me manque de ne plus me faire des films romantiques dont le personnages principaux sont LUI & MOI avant de dormir. Je dois être SM sur les bords. C’est comme si j’avais besoin de souffrir pour me sentir en vie.^^

  5. “Quand on souffre, c’est qu’on n’est pas mort” comme on dit! Je connais bien ça, j’ai tendance à être pareil: j’aime mieux souffrir à cause de quelqu’un plutôt que de n’avoir personne à qui raccrocher mes pensées avant de m’endormir le soir… c’est tellement agréable de se lever le matin en se disant qu’on risque de le croiser et que ça suffira à nous donner le sourire!
    Bon, espérons que la roue va tourner…bonne chance à toi!

  6. Le premier du lycée est toujours… un sale con. Ce qui est bête c’est lorsque ça dure, mais mon bro à moi après 2 ans pense enfin à me dire : “Et dire que pendant 2 ans tu as été amoureuse de la connerie personnifiée”…

  7. @ rebelfashionista

    Sympa les bros. Peut être un peu trop. A force de ne pas vouloir nous blesser, c’est exactement ce qu’ils font en ne nous disant pas la vérité.

  8. Exactement… Une bonne vérité dans la gueule parfois, ça me ferait pas de mal.

Laisser un commentaire