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Acknowledge me now or lose me forever.

juillet 30, 2015

J’ai récemment aperçu que j’avais une tendance à tout compartimenter. Pas seulement les objets soigneusement rangés par catégories, couleurs ou tailles mais aussi dans ma vie en général. Mes vies familiale, amicale et amoureuse sont de la même façon délimitées. Je ne sais pourquoi je suis ainsi. Pourquoi j’ai besoin que ces sphères ne se rencontrent pas, ne se mélangent pas. Certains cercles ont fini par s’effleurer avec le temps. En particulier ma famille et mes amies d’enfance que je connais depuis la maternelle.

Je n’avais jamais réalisé ce besoin de délimitation dans ma vie personnelle car cela n’avait jamais posé de problèmes. Jusqu’à présent. Cela fait plus d’un an que je sors avec une personne et il n’a jamais rencontré mes amis ou ma famille. Par les circonstances mais aussi à cause de ma réticence. Je ne comprends pas pourquoi je ressens cette réticence. Je n’éprouve pas de l’embarras envers lui, mes amis ou ma famille. C’est juste que je me suis toujours dit que je ne présenterai que la personne avec qui je vais passer ma vie à ma famille. Et je ne peux décemment être sûre de cela à l’âge de 21 ans et 1 an de relation. Quant à mes amis, ils n’ont jamais vraiment eu un grand désir de le rencontrer. Ils aimeraient mais ils ne me mettent pas la pression. Ma meilleure amie est sortie relativement longtemps avec des personnes que je n’ai non plus rencontrées. Et cela ne m’a jamais vraiment gêné.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas envie de m’ouvrir complètement, d’ouvrir les autres portes de ma vie. Peut être que j’ai aussi peur d’avoir des œillères, d’être aveugle, de me tromper. Je me suis tellement trompée sur les gens et en particulier les garçons qui m’intéressaient. Je fais confiance au jugement de mes amis après avoir tant ignoré à tort leurs opinions dans le passé.  Et oui, il y a une part de moi qui a peur qu’ils ne me disent pas ce que j’ai envie d’entendre concernant la personne que j’aime.

Et cette situation va dans les deux sens à son plus grand dam. En effet, il aimerait une fusion de toutes les sphères. Mon cas est moins extrême que le sien car j’ai rencontré sa famille et ses amis. Toutefois, je suis au mieux une vague connaissance pour un cercle comme pour l’autre.

J’ai eu l’occasion de rencontrer sa famille à une ou deux occasions pendant des périodes plus ou moins longues. Je ne me suis pas vraiment sentie à l’aise à cause d’un décalage de classe sociale. J’étais toujours en alerte, peur de faire quelque chose de déplacée, d’inappropriée. Ai je disposée correctement les couverts ? Mon langage est il trop wesh ? Suis je habillée correctement ? Je sais que les comparaisons n’apportent rien de bon mais tout est relatif dans la vie. Et le repère que les parents possèdent prend la forme de la petite amie de longue date du frère qui est parfaite, qui suit les mêmes études prestigieuses que les membres de la famille et qui fait partie de la famille. Dans le sens où il y a presque autant de photos d’elle que de photos de la mère chez les parents. Même s’ils ne comparent pas, la barre est ici. Et je suis bien en bas de cette barre.

J’ai également rencontré ses amis à deux reprises. Et les deux fois, je me suis sentie comme Nemo et je voulais rentrer à la maison. Le groupe d’amis est de prédominance mâle qui est définitivement ma démographie quand ils veulent coucher avec moi. Sinon, la majorité de mes amis sont des filles. En grande partie par mes études et parce que je partage en général plus d’intérêts communs avec des filles. Entrer seule dans un groupe peut être intimidant et cela l’est encore plus quand personne ne semble enclin à vous accueillir dans ce club très fermé. Personne ne m’a posé de questions si ce n’est pour me demander de nouveau mon prénom. Et il était difficile de m’immiscer dans leur conversation quand il s’agit de leurs dernières vacances ou du dernier film qu’ils ont vu ensemble mais que je n’ai pas vu. Mais j’ai accepté que tout le monde n’allait pas m’aimer et que ce n’était pas de ma faute. Et que cela ne voulait pas dire que quelque chose n’allait pas avec moi. Et il s’avère que je suis tombée dans un groupe où personne ne semblait très intéressée par ma petite personne. Je sais, c’est surprenant car je suis plutôt géniale non ? Non ?

Malgré mes problèmes à m’ouvrir complètement, j’essaye de faire des efforts. Et mes amis vont enfin le rencontrer ce weekend. Et j’essaye également de faire des efforts de son côté malgré quelques tentatives désastreuses.

J’essaye et c’est déjà un pas en avant.

Go forth and be Non-Compliant !

juillet 18, 2015

C’est peut être la première fois que je contemple sérieusement mettre fin à mon blog. Enfin, mon blog tel qu’il est à ce jour. J’aimerais innover, sauf que je ne sais comment. Je n’ai pas d’idées. Mais j’ai le sentiment que ce blog a besoin de changement. Mes lecteurs se font de plus en plus rares. Ce qui est compréhensible vu l’irrégularité de la publication de mes articles. Et bien que j’avais du temps ces deux derniers mois, je n’ai pas vraiment écrit car je préférais broder, regarder Orange Is The New Black et lire des comics. Et cela me rend triste et heureuse que je n’ai plus ce besoin d’écrire. Triste car j’aime écrire et partager. Heureuse car ce blog était thérapeutique pour moi et de ne plus en être dépendante veut simplement dire que je vais mieux. Tout cela pour dire que je cherche à innover mais je ne sais pas encore comment.

En attendant, je continue toujours à lire des livres. (les comics comptent !) Je suis très en retard dans mon Reading Challenge. J’ai probablement 10 livres en retard mais je continue à y croire. Voici les livres (comics) des mois d’Avril et Mai ! Vous remarquerez que je suis plutôt à jour dans la rédaction de ces articles Reading Challenge.

READING CHALLENGE 2015 : AVRIL & MAI 2015

The Girl on the Train by Paula Hawkins (x)

“Life is not a paragraph, and death is no parenthesis.”
Tout le monde parle de ce livre. C’est genre le livre que les gens qui lisent un livre par an vont lire. The Girl on the Train a souvent été comparée à Gone Girl de Gillian Flynn et c’est principalement pour cette raison que j’ai voulu le lire. Je ne vous cache pas que j’avais de hautes attentes et je m’attendais à un chef d’œuvre du niveau de Gone Girl. Et bien sûr, j’ai été déçue. Pour être heureux dans la vie, il faut toujours avoir de basses attentes. Il y a des points de comparaison avec Gone Girl tels que la narration peu fiable, les personnages détestables et une femme disparue. Et malgré cela, cela n’en fait pas un livre de la qualité de Gone Girl. N’est pas Gone Girl qui veut. The Girl on The Train ne m’a jamais vraiment surprise. Et pourtant, j’attendais ce moment mais arrivée vers les 100 dernières pages, j’ai dû me résigner. Ce livre avait du potentiel mais il ne l’a jamais vraiment atteint. Je l’ai lu assez rapidement pas tant parce qu’il était addictif mais plus parce que j’attendais ce moment qui n’est jamais arrivé. Je ne comprends pas l’engouement autour de The Girl on the Train car il ne le mérite pas vraiment. Il n’est certainement pas à la hauteur de Gone Girl. Mais si vous tenez à le lire, j’ai entendu dire que l’audiobook était vraiment très bien donc n’hésitez pas à l’écouter plutôt que le lire.
All The Bright Places by Jennifer Niven (x)
“You are all the colors in one, at full brightness.”
Je n’arrive plus à lire de YA, en tout cas des YA moyens. Je m’ennuie. A partir de maintenant, je ne lirai plus que des YA sûrs tels que Eleanor & Park ou encore Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Universe. Je ne prendrai plus de risques pour essayer de découvrir de bons YA, je laisse ça pour les autres. C’est ce que je retire de la lecture de ce livre. Il n’était pas mauvais mais qu’est ce qu’il était long et redondant par moment. Je savais que ce livre traitait sur la dépression et le  suicide, et c’est aussi une des raisons pour laquelle je l’ai commencé. J’aimerais essayer de comprendre ce qui se passe dans le tête d’une personne pour la pousser à mettre fin à sa vie. La couverture m’a également attiré. Et j’avais entendu de bons retours et ce livre était comparé à TFiOS et Eleanor & Park. Mais j’ai l’impression que tous les YA sont à présent une parfaite rencontre entre TFiOS et Eleanor & Park pour les éditeurs. Donc ce livre n’était pas mauvais mais il n’avait rien de plus. Et j’avais vraiment l’impression de perdre mon temps en lisant ce livre. Enfin pas vraiment car je lisais ce livre dans la salle de sport en faisant du vélo en même temps. Mais j’aurais pu définitivement lire un meilleur livre. Il y a tant de bons livres à découvrir que je ne peux me permettre de perdre du temps avec des livres juste moyens.
The Sculptor by Scott McCloud (x)
« What would you give for your art?”
« My life »
 Une énième adaptation du mythe de Faust… C’est ce qu’on peut penser à la lecture du résumé. Et pourtant, j’ai été complètement prise par l’histoire. Elle n’était pas aussi prévisible qu’elle laisse le penser malgré le fatalisme inhérent au mythe de Faust. Vraiment une belle histoire émouvante avec pour thème principal l’art et en particulier l’artiste. C’est une sorte de mise en abyme : Une œuvre d’art traitant sur l’œuvre d’art. Car oui, ce roman graphique est une véritable œuvre d’art. Dans le cas de The Sculptor de Scott McCloud, le medium apporte une dimension à l’histoire que le roman n’aurait pas pu. Il y a une émotion intense, quelque chose de réel, vulnérable comme cette histoire. The Sculptor de Scott McCloud est dans la même veine que Blankets de Craig Thompson tout en restant dans son ombre. Certes, par son aspect autobiographique, Blankets va encore plus loin dans la mise à nu, la vulnérabilité. Mais l’intrigue de The Sculptor rencontre malheureusement assez rapidement ses limites. Cependant il y a quelque chose dans le dessin de Scott McCloud qui fait indéniablement penser à celui de Craig Thompson. Et c’est l’une des raisons qui m’a attiré vers ce roman graphique.
Bitch Planet # 1, 2, 3 by Kelly Sue DeConnick (x)
 Encore une excellente recommandation entendue dans le podcast NPR Pop Culture Hour, un des mes podcasts préférés.  Si Bitch Planet n’est pas un comics féministe, je ne sais pas ce que c’est. C’est évidemment l’aspect féministe qui m’a attiré et intrigué. Il existe un certain paradoxe entre le medium utilisé et l’essence même de Bitch Planet. Les comics ont toujours été destinés à des hommes, et en particulier les pré adolescents et adolescents. Encore aujourd’hui, les comics essuient des critiques sur leur sexisme parfois inconscient. Bitch Planet n’est pas seulement féministe, c’est aussi un comic drôle, intelligent et fascinant. En effet, Bitch Planet prend place dans un monde dystopique où les femmes non conformes aux normes physiques et morales sociétales sont envoyées sur cette bitch planet.  Cette planète ne peut être que fascinante, et beaucoup plus intéressante que notre planète Terre si conformiste.
Alex + Ada by Jonathan Luna & Sarah Vaughn (x)
J’ai un peu découvert ce comic par hasard sur Goodreads. J’étais à la recherche de nouveaux comics à lire pour combler le manque que laissent mes comics qui prennent beaucoup trop de temps pour sortir un nouveau numéro. J’ai d’abord été attiré par le dessin et les couleurs, puis le titre qui laisse à penser la présence d’une romance entre Alex et Ada et ensuite par le résumé qui peut nous rappeler l’excellent film Her avec Joaquin Phoenix. Alex + Ada rassemble les deux genres que j’ai véritablement appris à aimer durant cette année : la science fiction et le roman graphique. De plus, le thème des intelligences artificielles me fascine car elles sont si réelles, si humaines. Elle nous pousse à nous interroger sur notre humanité, cette particularité qui est censée nous détacher de ces intelligences artificielles. Et pourtant, cette distinction évidente devient de plus en plus flou.
Reading Challenge 2015 : Janvier, Février, Mars (x)
Reading Challenge 2013 (x), Reading Challenge 2014 : (x)
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