Skip to content

The hills in this city can be quite unforgiving.

juin 8, 2015

J’aurais dû publier cet article il y a six mois. Les êtres parfaits parmi vous ont eu une petite idée du sujet de l’article rien qu’en lisant le titre. Et je suis vraiment reconnaissante d’avoir des lecteurs qui comprennent toutes mes excellentes et subtiles références. Pour les êtres un peu moins parfaits entre vous ou tout simplement les gens qui ne sont pas obsédés par tout ce qui est lié à Pride and Prejudice (je dirais qu’il s’agit d’une très grande majorité des gens mais j’espère me tromper), je vais enfin parler de mon séjour dans l’une des meilleures villes au monde :

SAN FRANCISCO.

Je ne vais pas traiter ce séjour de la même façon que je l’avais faite pour New York car ça serait trop redondant et long. J’ai décidé de choisir quelques photos et de les commenter.

Rappelons d’abord le contexte. J’étudiais à Toronto pour ma dernière année de licence et je suis allée à San Francisco pour mes vacances d’hiver. Je ne suis pas rentrée chez moi car c’était beaucoup trop cher. Et il s’avère que mon BF effectuait un stage à San Francisco, une ville que je n’ai jamais visitée malgré le fait d’être allée deux fois à Los Angeles. Je sais, je ne comprends pas non plus.

IMG_2361

Je suis arrivée à San Francisco le jeudi soir et j’ai visité Alcatraz le jour suivant. Le soir de mon arrivée était un mélange d’anxiété, d’anticipation et d’excitation. J’étais un peu nerveuse à l’idée de le retrouver après quatre mois de relation longue distance mais une fois que je l’ai vu m’attendre à mon arrivée, tous mes doutes se sont dissipés. Je savais que tout allait bien se passer. Tout se passe toujours bien quand je suis avec lui.

Pour ma premier journée entière à SF, il pleuvait. Beaucoup. Ce qui est probablement accueilli comme une aubaine en Californie mais très mal vécu par une personne qui vient en Californie pour échapper au blizzard canadien. Mon BF a pris son vendredi après midi pour que l’on puisse visiter Alcatraz ensemble. Prenez le tour de nuit si vous comptez visiter Alcatraz pour la magnifique vue de SF by night à la fin du tour. Je vous conseille le  tour qui nous immerge complètement dans la vie de cette prison, ce qui peut être légèrement terrifiant. Nous avons eu la chance de voir l’exposition d’Ai Weiwei qui était exhibée à cette période à Alcatraz. Je garde un très bon souvenir de cette journée malgré une pluie torrentielle et des chaussettes complètement trempées.

IMG_2395

Il faut vous rendre au Coit Tower pour voir cette vue à couper le souffle de San Francisco. C’est en montant Telegraph Hill que j’ai enfin compris ce que Darcy voulait vraiment dire par les collines inoubliables de San Francisco. Bien qu’arrivé à San Francisco depuis plus deux mois, mon BF a préféré m’attendre pour visiter tous les lieux touristiques ensemble. Il me semble qu’il voulait qu’on partage ces moments ensemble. Ou il n’a trouvé personne d’autre résidant à SF avec un désir profond de faire tous les endroits touristiques. Je vais dire b). Nous avons pris un ascenseur pour monter en haut de Coit Tower. Je ne me rappelle plus s’il y avait un accès par les escalier. Je ne l’aurais pas pris de toutes façons, éreintée comme je l’étais par les collines inoubliables de San  Francisco.

SF

Je sais ce que vous pensez. Je passe mon temps à visiter des librairies quand je suis dans une nouvelle vie. C’était The Strand à New York, et maintenant City Lights Books à San Francisco. Mais c’mon, City Lights est l’équivalent de Shakespeare and Co à Paris en terme de paradis littéraire. San Francisco est le berceau de la beat generation. Kerouac ! Ginsberg ! Burroughs ! City Lights Books a une POETRY ROOM ! Une poetry room ! Êtes vous excités aussi ? Ou êtes vous tous nuls comme mon BF qui semblait complètement abasourdi par mon enthousiasme agressif pour des livres ? Il n’était d’ailleurs pas à mes côtés pendant ma transe, ce qui est mieux ainsi. Il travaillait car certains ont besoin de gagner de l’argent contrairement à d’autres qui sont en vacances. Sans lui, j’ai pu déambuler dans cette librairie, caresser des livres et pousser des petits cris d’excitations intérieurement sans personne pour me juger. J’ai aussi pris le temps de lire Howl d’Allen Ginsberg dans la Poetry Room de  City Lights à San Francisco. Ce qui est probablement le lieu et la ville parfaites pour lire ce poème. Essayez de rassembler ces circonstances pour votre lecture de Howl. Si ces circonstances sont trop difficiles à rassembler, lisez le en vous imaginant dans la poetry room à City Lights à San Francisco. Après cette visite de City Lights, j’ai continué dans la même lancée en visitant le Beat museum qui ne se trouve pas loin de la librairie.

IMG_2455

#NoHashBrown

Photo obligatoire. L’anticipation trépignante aurait pu ruiner ce moment. Des captures partagées par des millions aurait pu rendre ce paysage fade. Et pourtant ce ne fut pas le cas. C’était un moment. Un moment dans lequel j’aurais aimé y vivre pour toujours. Cela restera un de mes meilleurs souvenirs à San Francisco. C’est rare de savoir qu’on vit un moment pendant qu’on le vit. Mais cette fois ci, je le savais. Je n’oublierai jamais ce sentiment de plénitude ressenti pendant ce moment. Il était à mes côtés, sa main dans la mienne et j’étais heureuse. Et je savais que j’étais heureuse. J’avais le sentiment que tout irait bien. J’étais tellement reconnaissante de partager ce moment avec lui, de l’avoir de mon côté, de l’avoir rencontré. Il n’y a personne d’autre que j’aurais plus aimé avoir à mes côtés que lui. Je ne sais pas si on sera ensemble pour toujours ou si l’on va rompre dans un an mais je sais que la moi de ce moment aimera toujours le lui de ce moment.

IMG_2491

  Je n’ai jamais vraiment regardé Full House mais je voulais quand même les voir de mes propres yeux. Il y a un certain nombre de maisons au style victorien à SF, encore une raison pour laquelle SF est une des meilleures villes au monde. J’ai visité quelques villes cools dans ma vie mais SF est probablement la seule ville, à l’exception de Paris, dans laquelle je pouvais me voir y vivre. J’aime d’amour San Francisco. J’aime le climat, le côté décontracté mêlé avec un certain dynamisme et progrès, l’histoire associée (J’ai écrit un ressearch essay sur la Counter Culture en Amérique dans les années 60 ce semestre donc cœur sur Haight Ashbury.), la drogue, la culture et juste l’esprit de cette ville.

IMG_2536

J’ai passé huit mois à Toronto mais c’est d’une autre ville dont je suis tombée amoureuse. Une chose est sûre : je reviendrai à San Francisco, un jour.

(Et ce jour fut le 13 février 2015. Je suis en effet retournée à San Francisco pour les vacances de printemps.)

I believe great people do things before they are ready

mai 19, 2015

Je suis rentrée chez moi il y a deux semaines. Sauf que je ne me sentais plus chez moi chez moi. Et cela m’a rendu un peu triste. Et c’est pourquoi je n’étais pas vraiment d’humeur à écrire. Mais depuis, cela va un peu mieux. Je n’ai plus vraiment d’endroits que je considère comme ma maison. Mais je me sens à la maison quand je suis en compagnie de certaines personnes. Et où que je sois avec Elle ou Lui, je serais à la maison.

J’aimerais écrire sur mon année au Canada, mes séjours à San Francisco, ma relation longue distance, et sur ce qui ressemble à la fin d’une ère de ma vie. J’espère pouvoir écrire plus. Ce n’est pourtant pas le temps, l’envie ou l’inspiration qui manquent.

En attendant d’écrire tous ces articles, je vais me remettre progressivement dans le bain en commençant les articles Reading Challenge 2015. Cela sera mon troisième Reading Challenge. J’ai commencé les Reading Challenge il y a déjà 2 ans. J’ai principalement lu pour mon cours The Graphic Novel les trois premiers mois de cette année. J’ai donc décidé de rassembler les mois de Janvier, Février et Mars. Et en rassemblant ces trois mois ensemble, je suis arrivée à un total de 4 livres. Impressionnant, n’est ce pas ? Je sais ce que vous vous dites : « T’as changé. T’étais cool avant. Tu lisais 12 livres par mois. »

Je sais. Je sais. Et peut être que c’est vrai. Peut être que j’ai changé.

READING CHALLENGE 2015 : JANVIER/FEVRIER/MARS 2015

Yes Please by Amy Poehler (x)

“I think we should stop asking people in their twenties what they “want to do” and start asking them what they don’t want to do.”

Ce n’est une surprise pour personne si je dis que j’attendais ce livre avec grande impatience. En effet, dire que j’aime Amy Poehler est un euphémisme. Les vidéos Ask Amy m’ont beaucoup aidées et inspirées durant les moments difficiles. Et je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui sans Parks and Recreation. J’ai été très excitée à l’annonce d’un livre écrit par Amy Poehler. Je voyais ce livre comme une sorte de Bible personnelle que je ne cesserai de lire et relire durant les moments de questionnement, de déprime ou d’anxiétés. Le Parks and Recreation des livres. Ce ne fut pas le cas. Mais ce livre m’a permis de rencontrer Amy Poehler, et jamais de toute ma vie, je n’aurais espéré cela. Et rencontrer Amy Poehler m’a permis de complètement tourner la page sur cette période de ma vie. Cette période où mon bonheur dépendait d’une série, d’acteurs ou de personnages, autrement dit de la fiction. Cela semble paradoxal, n’est ce pas ? Rencontrer Amy Poehler aurait dû pousser mon obsession à son paroxysme mais au lieu de cela, cela m’a permis de passer à autre chose. Je ne pense pas que j’écrirai un compte rendu détaillé de ma rencontre avec Amy Poehler pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas grand chose à détailler. C’était très court, formel, et mécanique. Peut être que c’est vrai ce que l’on dit. Peut être qu’il ne faut pas rencontrer ses héros. Cette rencontre avec Amy Poehler a servi de catharsis. J’ai réalisé après cette rencontre que j’avais changé. Ma vie et les personnes dans ma vie me rendent plus heureuses que la fiction et des personnes que je ne connais pas et ne connaîtrai probablement jamais. Cela peut sembler évident pour beaucoup d’entre vous mais il y a quelques années encore, j’observais ma vie et ma vie me déprimait. Je n’ai pas exactement bien vécu ma rencontre avec Amy Poehler. Mais je ne voulais pas le dire car je pensais que les gens ne comprendraient pas. Je n’ai parlé de mon malaise qu’à mon BF parce qu’il a su déceler que quelque chose n’allait pas chez moi et je ne sais pas mentir. A cause de ce malaise, il m’a pris plus de temps que la normale pour enfin commencer Yes Please. Et je vais être complètement honnête avec vous et cela me tue un peu. Je m’attendais à aimer ce livre, je voulais l’aimer. Mais je le trouve juste okay. Il est drôle, assez bien écrit et rapide à lire. Toutefois, il y a aussi beaucoup trop de moments où Amy Poehler se plaint d’à quel point écrire un livre est difficile. Comme si elle voulait baisser nos attentes. Je présume qu’écrire un livre est difficile mais je n’ai pas forcément envie de lire des pages sur cette difficulté. En particulier lorsque cela donne l’impression que le livre a plus été écrit pour remplir une part d’un contrat, plutôt que d’assouvir un vrai désir d’écriture.

Me, Earl and The Dying Girl by Jesse Andrews (x)

“let’s face it: Most girls are annoying. I mean, most humans are annoying, so it’s not specific to girls. Also, I don’t really mean “annoying.” I guess I mean that most humans like to try to fuck up your plans.”

La date de parution de ce livre n’a pas joué en sa faveur. En effet, ce livre n’est sorti que quelques mois après un autre petit livre avec une adolescente atteinte de cancer. Je pense que pour la plupart Me, Earl and the Dying Girl faisait pale figure à côté de l’autre livre. Ou que les gens pensaient que l’auteur était un opportuniste qui profitait de la hype cancer. ugh. J’ai tout de suite regretté d’avoir écrit « hype cancer ». Nope, il s’avère que c’est juste une coïncidence. Et il est tout à fait possible d’écrire deux YA sur une fille atteinte de cancer de manière totalement différente. A l’exception de la partie cancer, ce livre n’a rien à voir avec le livre sur les étoiles. Enfin si, ils partagent quand même quelques points en commun qui sont des personnages attachants, l’humour et l’émotion. Ce livre est plus réaliste dans le sens où les adolescents parlent comme des adolescents et se comportent comme tels. Donc non, ce livre n’est pas un TFiOS du pauvre, lisez le. Ou regardez le film quand il sortira !

(Ron Fucking Swanson ! Coach Taylor wife ! Et ce film a été récompensé au Sundance Film Festival donc je pense que ça sera pas mal du tout)

Des livres avec plein d’images.

This One Summer by Mariko Tamaki & Jillian Tamaki (x)

Le dessin de ce roman graphique est vraiment magnifique. C’est peut être un peu superficiel mais il est vrai que je choisis en grande partie mes romans graphiques en fonction de l’art. Personnellement, je ne pense pas que cela soit superficiel. En particulier dans le cas des romans graphiques où l’art est tout aussi important que l’histoire. Les dialogues tout autant que l’art racontent une histoire. Dans ce cas précis, le dessin et le résumé me donnaient beaucoup envie. Je m’attendais à un bildungsroman sur deux personnages qui devaient affronter ce passage difficile entre l’enfance et l’adolescence. Et ça n’a pas vraiment été le cas. Je n’ai pas ressenti les nuances et les complexités de ce passage. L’art a fait une grande impression sur moi mais pas l’histoire. Et pour moi, les deux vont de pair. Ce roman graphique, pourtant plein de potentiel, était un peu décevant. Mais jetez y un coup d’œil rien que pour l’art.

Jimmy Corrigan, The Smartest Kid on Earth by Chris Ware (x)

“Conveniently then he can forget it all exists. And, after a time only a general notion will remain in his mind, that there are places where he doesn’t belong, and those where he seems to fall right in.”

Un des meilleurs romans graphiques au monde. De l’art à l’histoire, il est juste brillant. L’art est complètement différent, méticuleux et exceptionnel. L’histoire est terriblement dépressif, triste et profondément humaine. Je l’ai lu car mon prof de The Graphic Novel a fait une tirade dithyrambique sur ce roman graphique. Et parce que la plupart de mes camarades l’avaient lu et je ne voulais pas me sentir exclue. Tout le monde ne va pas aimer ce roman graphique. Je le sais. Il peut paraître trop ennuyeux, dépressif et lent pour beaucoup. Il m’a fallu aussi quelques essais avant de réussir à m’y mettre. Il faut être dans un bon état d’esprit avant de le commencer. Ne le lisez pas si vous êtes déjà un peu déprimés car Jimmy Corrigan ne fera qu’empirer votre état. Je ne suis pas en mesure d’écrire une critique qui fasse honneur à ce roman graphique car c’est le genre de livre qui demande beaucoup de lecture et de relecture pour les comprendre. (les meilleurs, selon moi) Et si bien que, je ne suis pas sûre que je serai un jour capable de mesurer l’entièreté du génie qu’est Jimmy Corrigan, The Smartest Kid on Earth.

Lus pour les cours : Batman : The Dark Knight Returns by Frank Miller (x), Batman : The Killing Joke by Alan Moore (x), Batwoman : Elegy by Rucka and Williams III (x), Icon : A Hero’s Welcome by Dwayne McDuffie (x), Afrodisiac by Maruka and Rugg (x), Flex Mentallo by Morrison (x), Incognito by Ed Brubaker (x), Hawkeye by Matt Fraction (x), The Pitiful Human Lizard #1 by Jason Loo (x),

Reading Challenge 2013 (x), Reading Challenge 2014 : (x)

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 204 autres abonnés