We’re all pretty bizarre, some of us are just better at hiding it.

J’ai besoin d’en parler parce que je suis à un point où la culpabilité me bouffe complètement.

Je n’ai pas toujours été la plus cool des moins cools comme c’est le cas au lycée. Il y a une époque, pas si lointaine que ça, je faisais partie des gens populaires. C’était le cas au collège. Et je déteste vraiment la personne que j’étais à cette époque. J’étais une pétasse. Vraiment.

Il y avait cette fille que mon groupe d’amis et moi ne cessions de charrier. On passait nos journées à se moquer d’elle. On devait beaucoup s’ennuyer. Cette fille n’était pas vraiment belle, pour ne pas dire moche. Elle était un peu grosse, petite, avait des lunettes moches et démodées et son visage un peu couvert d’acné n’était pas top. Bref, elle avait la totale. Malgré ça, elle restait une fille plutôt joyeuse, sûre d’elle et de ce qu’elle valait, qui s’assumait et qui s’en foutait de ce que les autres pensaient. Et bien sûr, je profitais de ça pour me foutre de sa gueule. Je pensais qu’elle avait assez de personnalité et de caractère pour tout prendre. En vrai, je ne comprenais pas comment elle pouvait adopter une telle attitude avec toutes les tares qu’elle avait et moi qui n’avais pas ces défauts, j’étais aussi peu sûre de moi. Je crois que j’étais peut être un peu jalouse donc, j’ai fait ce que je sais faire le mieux : critiquer.

A l’époque, je considérais probablement mes blagues, piques envers elle comme l’équivalent des blagues de Jim à Dwight. Vous savez, elle m’énervait vraiment. Maintenant que je les reconsidère, elles étaient assez blessantes.

– Cette fille n’avait pas beaucoup d’argent. Elle ne s’habillait pas à la mode. Elle ne portait pas de jeans et de beaux t-shirt. Non, elle portait un jogging bleu marine large et un large t-shirt qu’elle rentrait dans son jogging le plus souvent. Et j’ai crée ce jeu ridicule qui consistait à compter combien de jours de suite elle portait les mêmes fringues. Et tous les matins, on attendait avec impatience de voir la tenue qu’elle portait afin de voir si elle allait battre son record. Une fois, elle a porté la même tenue pendant 3 semaines.

-Je lui parlais régulièrement. Je faisais vraiment mon hypocrite avec elle. Mais elle le savait très bien, je pense. Je ne pouvais m’empêcher de lui lancer des piques. Cette fille avait de long cheveux très gras et toujours la même coiffure : une queue de cheval très très étirée. Bien sûr, je lui faisais de vieilles blagues. Genre, je lui époussetais l’épaule en lui demandant s’il neigeait dehors. La neige, ses pellicules, bref… Et BFF qui m’encourageait en rigolant et parce qu’elle avait comprit la référence.

-En cours de physique, BFF utilisait ses talents de dessinatrice pour la dessiner de dos car elle était au premier rang devant nous. Son dessin était un peu caricatural à un certain point en exagérant sur ses bourrelets ou son énorme cul qui dépassait de  la chaise. Et on faisait passer le dessin aux gens de notre rangé de table. Horrible, vous avez dit ?

– Ayant ma petite côté de popularité avec les garçons cools, je parlais d’elle en mal aux garçons qui ne l’aimaient déjà pas beaucoup. Je ne sais pas pourquoi je faisais ça mais je le faisais. Peut être que je voulais être sûre que personne ne l’aime au cas où si ces défauts physiques n’étaient pas un facteur suffisant de répulsion.

– En gymnastique, je passais mon temps à l’observer pour voir quand elle allait faire une bourde, genre une roulade qui part en vrille ou une roue qui ressemble à rien. Ensuite, je le racontais aux autres en l’imitant.

-Cette fille qui était enveloppée aimait beaucoup manger, surtout des cochonneries. Une fois, j’ai trouvé un Kinder Shockobon toujours enveloppé dans son emballage par terre, et ma première idée était de le lui donner. Elle l’a prit, l’a mangé et m’a remercié. Cela va sans dire que j’étais écroulée de rire avec mes amis.

-Cette fille était une vraie coincée. Elle ne voulait pas danser, elle ne voulait pas parler de sexe. Pendant une prévention sur la sexualité, elle a bouché ses oreilles pendant toutes les explications et a refusé de prendre les brochures à la fin. On a bien ri ce jour là. Quelle coincée du cul.

Est ce que je m’en voulais pour ce que j’avais fait envers elle ? Non, pas vraiment. J’avais 13 ans, je m’ennuyais dans ce collège et bordel, j’étais une petite conne. Enfin, jusqu’à hier. Argh, elle m’a brisé le cœur. Je ne sais pas si c’est le terme qui convient. Mais dans l’idée, c’est ça.

Je l’ai revu hier quand je trainais avec BFF dans un parc après l’épreuve de spécialité maths (qui s’est bien passé !). Cette fille n’avait pas changé depuis le collège. Enfin si, elle a troqué son jogging pour un jean slim qui ne lui allait pas très bien car elle portait des baskets de sport avec et ses cuisses avaient l’air énormes dans ce jean. Ah oui, son visage aussi, elle avait beaucoup plus d’acné qu’à l’époque du collège. On lui a fait signe, elle est venue nous voir. Elle avait changé. Elle n’était plus cette fille qui avait du caractère, confiance en elle et qui n’avait pas peur du regard des autres. Non. Elle était repliée sur elle. Elle avait l’attitude d’une victime. Elle avait perdu toute confiance en elle. Si elle était comme ça au collège, jamais, je n’aurais été aussi pétasse avec elle. Je sais que je ne suis pas entièrement responsable de son changement. Peut être même pas responsable du tout. Je ne prétends pas avoir une telle influence sur elle. Mais j’ai honte de moi d’avoir contribué à ce qu’elle est devenue. C’est à cause des gens comme moi qu’elle est devenue comme ça. J’ai tellement honte. Je n’ai pas réussi à rencontrer son regard pendant toute notre conversation d’hier. Je me sentais tellement mal. Je culpabilisais tellement. J’avais les yeux rivés sur ma bouteille, et j’essayais d’enlever désespérément  l’emballage Volvic citron. Quand elle est rentrée chez elle, j’ai tout de suite eu besoin d’un câlin. Besoin de sentir que je n’étais pas une fille horrible même si je l’étais. (Oui, BFF est venue à la rescousse et m’a fait un câlin. Ce n’était pas aussi mignon que Ben qui fait un câlin de félicitation à Leslie Knope mais ça l’a fait quand même. C’est adorable de voir à quel point Ben doit se baisser pour la prendre dans ses bras. C’est trop mignon.)

Cette fille m’a dit qu’elle allait à la fac, l’année prochaine. Et je me suis dit qu’elle allait se faire complètement bouffer. J’avais vraiment de la peine. Et j’ai pensé à quel point tout cela n’était pas juste.

Vous savez ce qui aurait été juste ? Ce qui aurait été juste, c’est qu’elle réussisse mieux que moi, qu’elle soit devenue jolie avec le temps et qu’elle me montre que malgré toutes ce que j’ai pu lui faire subir, elle avait réussi à s’en sortir la tête haute.

Mais la vie n’est pas juste du tout.

C’est moi, la grosse pétasse, qui suis entrée dans le lycée réputé avec de très bons professeurs. C’est moi qui ai rencontré plein de gens très intéressants. Elle, elle est rentrée dans un des pires lycées avec 70% des cons de notre collège.

C’est moi qui suis devenue plus belle qu’au collège (le lycée réputé avec les filles BCBG m’a tout appris sur le maquillage, les sacs à main, les chaussures à talons, les fringues classes.). Elle, elle a hérité de plus d’acné et n’a pas changé. Elle n’est pas du tout féminine. On lui donnerait 13 ans alors qu’elle en a 18.

– J’ai été une grosse pétasse et pourtant j’ai un blog où des gens s’intéressent à ce que je peux écrire, m’encouragent, me donnent des conseils, et m’apprécient. Je ne peux pas en dire autant d’elle.

Comme je vous l’avais dit dans mon précédent article, je suis assez « stitieuse ». Je crois à ses conneries de karma. Mais là, je ne comprends pas comment marche l’Univers. Je me suis mal comportée, j’ai été une vraie pétasse, et on me punit avec quoi, des bonnes notes, des bons amis, un bon lycée, et un physique pas trop ingrat. Et elle, qui n’a jamais rien fait de mal, elle récolte le lycée de merde, le physique repoussant et un moral en dessous de tout. Vraiment, je trouve ça tellement injuste. Là, je culpabilise à mort de mes actions passées mais ce n’est pas assez pour réparer mes torts et ça ne le sera jamais.

Je ne sais pas si j’ai vraiment changé mais je ne veux plus être une pétasse. Plus jamais.

10 réflexions sur “We’re all pretty bizarre, some of us are just better at hiding it.

  1. Hajar dit :

    Pour la première fois, je ne t’admire pas. Je crois aussi à cette histoire de Karma et il est encore trop tôt pour dire que ça ne marche pas, vous n’avez que 17, 18 ans, la roue tourne… ça je peux te le confirmer. On récolte ce qu’on sème, on n’y échappe pas, c’est une question d’équilibre… Mais ce ne sera pas la fin non plus, ça nous construit et ça nous prépare pour être enfin dignes de recevoir le meilleur de ce que la vie nous réserve !

  2. MissChanandlerB. dit :

    Hajar : Je n’ai pas écrit cet article pour être jugé. Je ne demande pas à être admiré. Je ne veux pas être admiré car il n’y a rien d’admirable chez moi. Si je voulais écrire un blog pour qu’on m’admire, je n’écrirais que des articles dithyrambiques sur ma personne mais ça ne serait pas sincère. Je ne suis pas parfaite, j’ai fait des conneries, on fait tous des conneries. C’est le collège, ce n’est pas une période facile entre l’enfance et l’adolescence.

  3. Salomé dit :

    J’avoue que quand on lit ton article, on ne reconnaît pas la Chidori que l’on lit régulièrement. J’imagine que peut-être tu as changé avec l’âge… Je compatis avec cette jeune fille dont tu parles car j’ai subi la même chose qu’elle ( à un faible degré ). Et pourtant, je ne suis ni ingrate physiquement, ni idiote. J’étais normale. Mais, j’avais le défaut d’être  » trop  » gentille et naive. Depuis, j’ai travaillé sur ces traits de caractère. Au college, d’abord, deux de mes amis dont j’étais très proche se sont retournées contre moi et me critiquait dans mon dos. Quelques années plus tard, en Terminale, l’une d’elle s’est excusée et m’a avoué qu’elle était jalouse de moi. Que mes parents étaient toujours ensemble, que j’étais plus jolie qu’elle, que j’avais l’air tellement bien dans ma peau… Etc ! Je lui ai expliqué que j’avais des complexes comme tout le monde et que ce n’est pas parce que mes parents sont encore mariés, que la vie familiale est toujours simple. Même si j’avoue que globalement, j’ai toujours vécu et eu une relation très complice avec mes parents. Au lycée, ce sont mes camarades d’espagnol d’ES ( ma classe d’espagnol était la réunion d’élèves de L comme moi et d’autres de ES ). J’étais très active à l’oral. Je parlai tous les jours. J’avais de très bonnes notes. C’était ma matière fétiche ( d’ailleurs, c’est en parti pour cela que je suis parti étudier une année au Mexique ). Cela ne devait pas plaire à l’une d’entre elle car dès que j’ouvrais la bouche, elle me cassait, en pleine classe. Elle a réussi à monter deux ou trois autres filles avec elle. Un jour, j’ai craqué, je me suis mise à pleurer en fin de cours. Mes supers amies de L avec qui je m’entendait super bien m’ont demandé ce que j’avais, je leur ai raconté, elle l’avait déjà plus ou moins remarqué. Quand je suis sorti, mon professeur ( que j’appréciais beaucoup ) a demandé à mon amie si c’était sa faute. Elle lui a expliqué que c’était les autres filles qui m’emmerdaient. Quand j’en ai parlé à mes parents, ils m’ont limite engueler, ils m’ont dit, où tu t’affirmes et tu les envoie  » chier  » ou on prends rendez-vous avec ton proviseur. Je ne voulais pas aller aussi loin. Alors, j’ai pris sur moi et j’ai agis comme elle, je me suis attaquée à la plus faible de leur groupe, je l’ai attrapé par le col de son cartable devant tout le monde et je lui ai demandé quelle était son problème… Elle m’a répondu aucun ( petite conne ). Je l’ai lâché. A partir de ce moment là, elles ne m’ont plus jamais rien dit ( en face, en tout cas ). Franchement, au final, elles m’ont aidées. J’ai réalisé que j’étais trop gentille, trop serviable avec les gens. Et que malheureusement, certains en abusaient. Elles trouvaient que j’était trop naive, trop studieuse et coincée ( ce qui n’était pas spécialement le cas ). Je sortais avec mes amis et tout… C’est juste qu’à 17 ans, je n’avais pas envie de fumer de cannabis, ni de cigarettes, de boire jusqu’à être irvre, de coucher avec le premier venu et de ne pas foutre ma Terminale en l’air… Après, il y avait peut-être de la jalousie par rapport à mes résultats, j’en sais rien. Enfin bref, tout cela pour que tu aies la version inverse. Et puis, je crois que maintenant, il y a prescription, arrête de culpabiliser. Déjà, tu reconnais tes erreurs, tu as dû changé. Et cette fille, c’est dommage qu’elle ait perdu cette confiance en elle. Mais, tu n’es pas l’unique responsable. La prochaine fois que tu la vois, aie le courage de la regarder en face et excuse-toi. C’est la meilleure chose que tu puisses faire pour elle et pour toi. Et qui sait, peut-être, que cela l’aidera elle…

    • MissChanandlerB. dit :

      Salomé : Good lord, la longueur du message ! Ça fait longtemps que je n’en ai pas eu de comme ça. Il faut dire que dans la vie et encore plus fort à l’écrit derrière un écran, on est tel qu’on veut se montrer à autrui donc personne ne me connait vraiment. Ce n’est pas pour chipoter, mais chid0ri était exactement cette fille là. A l’époque où chid0ri était mon pseudo, j’étais au collège donc… Bref, j’ai compris ce que tu veux dire. Bon après, j’ai pas raconté toute l’histoire. Il y a bien une source à cette médisance gratuite. Dans cet article, je me suis mis de son côté parce qu’elle m’a fait de la peine hier. Mais maintenant que j’y repense, si j’ai commencé à être méchante avec elle, c’est à la base parce qu’elle traitait ma BFF comme un chien en primaire. Bref, j’ai pas envie de revenir sur ça. C’est trop gamin, le passé est passé. J’ai fait des choses que je n’aurais pas dû, je m’en veux mais c’est ainsi. Period.

  4. Lizzie dit :

    Tu sais, tu n’avais que 13 ans. Alors oui, tu n’as pas été très sympa, tu as même été un peu méchante avec cette fille. Mais qui peut dire qu’il a toujours bien agi, surtout à 13-14 ans ? Mais je crois que le principal, c’est que tu t’en rendes compte, alors que bon, tu n’as que 17 ans. Et ça, crois-moi, ça veut dire quelque chose. Ne sois pas trop dure avec toi-même.

  5. Noa dit :

    Comme tu le dis toi-même, le passé c’est le passé. On fait tous des erreurs, quelle que soit l’importance. Ce qui compte aujourd’hui c’est que tu te rendes compte de ce que ça a pu causer, et que si c’était à refaire, tu ne le referais pas. Ne dit-on pas qu’une faute avouée est à moitié pardonnée ?

  6. grady dit :

    je vois pas ce qu’il y a blâmer chez toi, après tout tu ne sais rien de cette fille à par que c’est une grosse loseuse, elle a pê un très mauvais fond, pourquoi la victimiser?

    • MissChanandlerB. dit :

      Lizzie : J’imagine. Écrire cet article m’a permis de me sentir un peu mieux déjà.

      Noa : Je sais que je ne le referais pas. Mais en même temps, le collège, c’était TRÈS chiant. On se faisait chier. Y avait rien à faire. Et c’est vrai qu’elle a été source de beaucoup beaucoup d’amusement. Si je devais retourner en arrière, et ne pas agir tel que je l’ai fait, le collège risquerait d’être très mort mais ça doit être la bonne chose à faire…

      grady : Il y a des choses à blâmer me concernant, c’est évident. MAIS, tu as raison sur un certain point : je l’ai un peu victimisé dans cet article. J’ai écrit cet article juste après notre rencontre ce qui fait que j’avais beaucoup de peine pour elle et que ma culpabilité était à son comble. Oui, c’est vrai qu’elle était énervante…. Bref.

  7. Telmellonwen dit :

    Je me reconnais dans cet article. A la différence que je ne faisait pas partit (et au contraire) des gens « populaire ». Certaines personnes se moquaient de moi a cause mon physique. Et moi avec mon groupe d’amis, je me moquais d’une de mes meilleures amis de primaire, qui m’avais accueilli dans son groupe alors que tout le monde m’avait lâché, j’avais presque retourné tout son groupe contre elle. Elle n’avait pas beaucoup d’amis et était obligé de rester avec nous. Je lui est dit des choses horrible, j’ai profiter de son manque d’assurance. Elle a finit par partir avec une bonnes amie a elle, qui contrairement a moi, ne la critiqué pas dans son dos avec une fausse discrétion. Et quand un an plus tard, je me suis retrouvé toute seule dans la même classes qu’elles et que mes amis on finit par me faire la même chose qu’a elle, elle m’a une fois de plus accueilli sans le moindre reproche. Avec le temps j’ai finit par retourné (sans drame cette fois ci) avec mes ancienne amies. Maintenant je suis dans le même lycée qu’elle, elle m’emmène tout les matin et je ne peut m’empêcher d’éprouver une immense culpabilité. Son manque de confiance en elle c’est transformé en carapace, en un air supérieur qu’elle se donne et qui empêche la plupart des gens de l’approché, et je me sens responsable. Avec le temps j’ai beaucoup changé, je sais que je serais maintenant incapable de faire quelque chose comme ça, mais ça ne change pas ce que j’ai fait.

    Presque tout le monde a fait des choses un peu horrible au collège. Après il y a ceux qui s’en sont rendu compte et qui culpabilise et d’autre pas. L’important est que tu soit dans la bonne catégorie.

  8. MissChanandlerB. dit :

    Telmellonwen : Merci, je me sens un peu mieux. De toutes façons, après avoir laisser le temps passé, je pense que j’ai été trop dure envers moi dans cet article. Après l’avoir vu comme ça, je ne pouvais que éprouver un peu de pitié et de compassion.

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