I simply won’t think about anything I don’t like, and I’ll be happy all the time.

Je pensais que 2012 allait être mon année. Visiblement, ce ne fut pas le cas. Je ne dirais pas que c’était le contraire, mais presque. Je ne sais pas si j’étais vraiment en dépression. J’appelle ça dépression car je ne sais pas comment l’appeler autrement. Je sais juste que pendant les six premiers mois de 2012, j’étais triste, ennuyée et perdue. Je ne m’étais jamais sentie aussi seule de toute ma vie. Je ressentais ce vide. Tous les jours, je faisais les mêmes choses pénibles sans comprendre pourquoi. Je les faisais par défaut.

Je détestais ce que j’étudiais. Et c’était réciproque vu mes résultats. Je n’avais pas d’amis là bas. Personne à qui parler. Des échanges de banalités mais rien de plus. Je suis passée des premiers rangs en amphi aux derniers. Je ne culpabilisais plus de partir après seulement 1h30 de cours magistraux, de ne pas faire mes devoirs et de ne plus apprendre mes cours.

Je ne pouvais pas en parler à mes parents car je n’avais pas envie de leur prouver raison, une nouvelle fois encore. Oui, j’ai fait une erreur. Oui, ils avaient raison. Je devais leur dire bien sûr mais le plus tard possible, quand je n’aurais plus le choix. Alors je prétendais que tout allait bien avant de refermer la porte de ma chambre et me sentir complètement perdue.

Je ne pouvais pas en parler à mon frère car je ne voulais pas voir sa déception, lui qui a supporté et encouragé tous mes choix.

Je ne pouvais pas en parler à mes amis car je ne les voyais que trop peu pour les embêter avec mes états d’âme. Ils étaient heureux avec leurs choix et je ne voulais pas admettre que je ne l’étais pas. Je ne voulais pas gâcher le peu de sorties qu’on faisait alors je prétendais que tout allait bien.

Je ne pouvais pas l’écrire sur ce blog car je n’y arrivais pas. Comme si une fois écrit, tout devenait réel.  Et je n’étais pas prête à faire face à la réalité alors je me suis plongée dans la fiction.

Alors j’ai lu. J’ai toujours lu. J’ai toujours eu au moins une lecture en cours, des livres à lire. Mais pendant cette période, la lecture n’était plus un passe temps, c’était une distraction à la réalité, un moyen de ne plus penser, et la seule façon de ressentir quelque chose. J’avais besoin de ressentir quelque chose. Ma vie était fade, mécanique et insignifiante. Je n’avais plus d’intérêt, je ne comprenais plus pourquoi. J’ai choisi la lecture à d’autres moyens d’oublier, des moyens parfois destructeurs. Regarder des séries TV était une façon pour moi de penser à autre chose mais ce n’était plus suffisant. Parks and Recreation continuait de me rendre extrêmement heureuse pendant le visionnage de l’épisode mais j’étais encore plus triste après. J’avais besoin de quelque chose de moins éphémère. Alors, j’ai lu. Je lisais tout le temps.

Je rentrais chez moi après seulement quelques heures de cours magistraux pour lire. Je délaissais mes devoirs de TD pour lire. Je mettais mes révisions de côté pour lire. Je préférais la lecture à tout ce qui me rappelait la réalité.

J’ai finalement dû faire des choix. Des choix pas évidents mais qui me rendent heureuse aujourd’hui. Je ne sais pas à quoi vont me mener ces choix, et je n’ai pas envie d’y penser. Je sais juste que je suis beaucoup mieux maintenant que je ne l’étais il y a quelques mois. Et rien pour ça, je sais que ces choix sont les bons. Je ne sais pas ce que me réserve 2013 mais je suis relativement optimiste. J’aime ce que je fais, et c’est réciproque. Il y a des gens qui remarquent mon absence en classe ce qui me donne l’impression de compter. Je continue à lire, moins mais toujours plus qu’auparavant. Je ne lis plus pour fuir, pour oublier. Je lis maintenant uniquement par plaisir (et parfois pour les cours). Je passe plus de temps avec mes amis. J’ai repris contact avec des amis que je n’avais plus vu depuis le lycée.  Je n’ai plus besoin de faire semblant que tout va bien car tout va vraiment bien. Je sais que je n’ai pas approché mon problème de la meilleure façon. Je me suis repliée sur moi, et je n’en ai parlé à personne. Mais ce qui compte, c’est que je vais mieux maintenant. Je peux à présent passer complètement à autre chose et oublier cette période de ma vie.

J’aime penser que de bonnes choses m’arriveront pour 2013. Et si ce n’est pas le cas, tant pis, je continuerai à avancer ainsi.

Je vous souhaite une très bonne année 2013 et j’espère que 2013 sera pour vous comme pour moi meilleure que 2012.

LOVE YA. Byyyyyyyyyyye.

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6 réflexions sur “I simply won’t think about anything I don’t like, and I’ll be happy all the time.

  1. mllebabooshka dit :

    Le 1er semestre de 2012 a été terrible pour moi, j’ai fini vidée après avoir agi mécaniquement pendant 6 mois, & puis le 2nd semestre a été différent et 2013 s’annonce beaucoup plus joli …
    Je croise les doigts pour que 2013 soit une belle année pour toi : bonne année.

  2. Agathe dit :

    On fait tous des erreurs ma petite Cécile.🙂 Je te souhaite à toi aussi une très chouette année 2013, et plein de trucs sympathiques !

    • MissChanandlerB. dit :

      Yep. Même si je connais des gens qui n’en font jamais. Enfin, je crois qu’ils n’en font jamais. Ils sont genre parfaits. Alors que j’ai l’impression d’en faire tout le temps. Bonne année ! Je sais que tout le monde le souhaite mais moi je le pense vraiment.

  3. Jennifer dit :

    Tu me rappelles moi, il y a deux ans, quand je passais mon temps à lire. Ma vie était (et l’est toujours) fade et vide (mais aujourd’hui je « gère » mieux); du coup je pouvais lire un livre par jour, oublier de manger et passer des nuits blanches à cause de ça. Lire uniquement pour ressentir, c’est fou hein? Ça fait limite peur…

    Enfin bon, je te souhaite une bonne année 2013 et j’espère que tes projets pour cette année vont se réaliser et tout et tout😉 Byyyyyyyyyyye !

    • MissChanandlerB. dit :

      Oui, c’est assez terrifiant d’avoir l’impression que la vie ne nous suscite aucune émotions et que l’on doit se tourner vers la fiction pour ressentir quelque chose. Je suis contente de savoir que tu gères mieux la chose aujourd’hui. Je pense aussi que je vais mieux mais il y a des jours où je peux vraiment déprimer. Et quand je commence à déprimer, je vais assez loin dans la déprime.
      Le moins que je puisse faire, c’est de te souhaiter les mêmes choses !
      Byyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyye !

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